4 novembre 2021

Sécuriser les rues des quartiers résidentiels

Évelyne Beaudin, candidate à la mairie, a annoncé son engagement de doter la Ville d’une politique de sécurité routière. 

« Aujourd’hui, je vous parle d’un des enjeux dont j’entends le plus souvent parler en tant qu’élue : la sécurité dans les rues. Les gens trouvent que les autos roulent trop vite dans les quartiers résidentiels. On veut se sentir en sécurité quand on sort de chez soi, que ce soit pour prendre une marche ou faire du vélo. On veut que les enfants soient en sécurité quand ils vont à l’école, au parc, chez leurs amis, ou qu’ils attendent l’autobus. Plusieurs personnes aînées nous parlent aussi des améliorations à apporter pour qu’elles se sentent en sécurité quand elles prennent leur marche, qu’elles vont prendre l’autobus ou faire des commissions. »

« Ce que j’ai remarqué lors du dernier mandat, c’est que les élus avaient tous et toutes identifié l’enjeu de la sécurité routière comme l’une de leurs principales préoccupations, mais que le conseil municipal n’avait pas réussi à se mettre en action de façon satisfaisante pour s’attaquer au problème. Les services municipaux ont indiqué quelles voies pourraient être suivies. Il est maintenant temps que le conseil fasse preuve de leadership et porte le dossier », croit Évelyne Beaudin.

« Depuis quelques années déjà, la Ville a effectué des investissements pour réduire la vitesse à 30 km/h aux abords des écoles. La grande majorité des élus souhaitaient étendre cette initiative pour qu’elle s’applique aussi aux abords des parcs, ce qui est particulièrement pertinent pour un district comme celui que j’ai représenté, car on n’y trouve aucune école primaire publique. C’est pourquoi Sherbrooke Citoyen s’engage à réduire la limite de vitesse à 30 km/h aux abords des parcs. »

« Néanmoins, il ne faut pas s’arrêter là. Plusieurs villes ont abaissé la limite de vitesse dans les quartiers résidentiels à 40 ou même 30 km/h. À Sherbrooke, nous avons adopté un plan afin de viser une vitesse pratiquée à 40 km/h dans les quartiers résidentiels. À ce compte-là, devrions-nous aussi abaisser la limite, pour compléter le portrait? Pour le savoir, nous proposons la tenue d’un projet-pilote dans un secteur résidentiel. Par après, nous pourrons étudier les résultats et déterminer si la mesure devrait être étendue à tous les quartiers résidentiels. »

Mme Beaudin tenait aussi à rappeler l’importance d’aménager des trottoirs là où c’est nécessaire. « L’endroit le plus sécuritaire pour un piéton est sur le trottoir. Nous nous engageons à accélérer la construction de trottoirs dans les quartiers existants et sur les artères qui n’en ont pas. Il faut corriger la situation et accélérer la construction des trottoirs prévus au Plan directeur du transport actif pour assurer la sécurité des piétons. Pour ce faire, il faut dégager une marge de manœuvre financière. Il est temps de mieux planifier notre développement, d’exiger plus de trottoirs dans les nouveaux développements et que la facture soit assumée par les promoteurs. Ça libérera des sommes à la Ville pour construire des trottoirs dans les rues déjà construites et d’atteindre plus rapidement les objectifs du Plan directeur de transport actif. »

Plusieurs villes ont des initiatives de partage de la rue, comme les projets « Dans ma rue, on joue! » à Beloeil et à Granby qui permet aux petits et aux grands de jouer librement dans certaines rues résidentielles. Pour aller de l’avant, il faut qu’une majorité de gens du voisinage soient favorables, ce qui responsabilise les citoyens et améliore la vie de quartier. Sherbrooke Citoyen souhaite s’inspirer de ces villes pour favoriser le jeu libre et sécuritaire.

Raïs Kibonge, candidat dans Lac des Nations, croit qu’il faut mieux soutenir les initiatives comme celle du comité du parc London : « Les initiatives citoyennes, comme les projets de rues partagées, qui font consensus dans des secteurs précis, comme aux abords des parcs, qui visent à utiliser la rue comme espace public sont des projets rassembleurs qui permettent d’améliorer la vie de quartier. Une administration Sherbrooke Citoyen accompagnera les citoyens et citoyennes qui se mobilisent pour répondre à leurs besoins et attentes en termes d’espace public. Personnellement, je suis impressionné par les gens de mon quartier quand j’entends qu’un regroupement citoyen comme les amis du parc London ont attendu quatre ans après une administration qui ne les écoutait pas. Il faut changer notre approche et améliorer l’accompagnement. »

Évelyne Beaudin termine en disant qu’« il faut revoir le fonctionnement municipal afin que les recommandations en matière de sécurité routière proviennent des arrondissements, qui sont ceux qui connaissent le mieux la réalité de leur territoire. En ce moment, c’est très difficile pour les citoyennes et citoyens de se faire prendre au sérieux, et les requêtes sont priorisées de façon inégale. C’est aux élus de prioriser, en fonction des besoins sur le terrain. »

« Et n’oublions pas qu’au bout du compte, la circulation, c’est nous. Faisons preuve de courtoisie et ralentissons dans les quartiers résidentiels! »

© Sherbrooke Citoyen
Payé et autorisé par Jean-Christophe Racette, agent officiel de Sherbrooke Citoyen

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